Battles Magazines de A à Z ( ou presque )

 

BattlesCover

 

- Et voilà Arès, ça n'a pas fait un pli. Ich bin encore ein Berliner !
- Y en a marre Thor, ça fait trois fois que tu me piles à Race for Berlin ! Tu as un truc ou quoi ?
- Bah, tu devrais potasser plus attentivement ton Battles Magazine... ça t'éviterait de passer pour la honte de ton panthéon !
- Je voudrais bien mais cette bégueule d'Athéna s'est enfermée aux toilettes avec mon numéro...
- A défaut de mieux, tu peux toujours lire l'ABCDaire de ce mortel de Santino.

A comme Apériodique : la publication de Battles reste quelque peu irrégulière, les obstacles de tous ordres ayant souvent peu de considération pour le travail ou le talent... On pourra s'en irriter ou, plus positivement, se dire que les choses les plus belles sont celles qui se font un peu désirer.

B comme Bir Hacheim : sous ce nom se cache le plus grand fan connu de Battles Magazine. D'aucun disent qu'il serait près à braquer le Père Noël si cela pouvait poser Battles #5 sous son sapin pour le 25 décembre prochain.

C comme CSR Awards : BM a reçu en 2010 la prestigieuse distinction de meilleur magazine de wargame professionnel. Consécration amplement méritée, ce n'est pas moi qui le dit mais une majorité de la communauté anglophone.

D comme Découpe des pions : je sais, je suis lourd... mais les pions figurant sur les photos du magazine devraient être plus soigneusement découpés ou clipsés. Sur les gros plans rasants, ça ne pardonne pas. Un petit défaut en voie de disparition il est vrai.

E comme Edito : on veut un vrai éditorial Monsieur Revenu !

F comme Fix : chroniqueur régulier de BM, testeur éclectique et auteur du prometteur Race for Berlin ( le jeu en encart de BM #4 ). A ses heures perdues, duettiste de la pièce "je t'aime moi non plus" avec Desaix de l'Estafette.

G comme Gémonies : sans doute le dernier endroit où l'on risque de trouver un exemplaire de BM.

H comme Herman : c'est l'histoire d'un rêve personnel : voir apparaître la plume de l'immense M. Herman dans le magazine, aux côtés des P. Sabin et autres C. Vasey. Le célèbre concepteur de wargames étant fan de Battles, rien n'est perdu !

I comme Intelligent : je ne sais pas pour vous, mais je me régale à suivre les discussions proposées par BM sur tout ce qui touche à la conception des wargames. C'est souvent dense mais on en prend plein les neurones. Si possible, ne pas cuisiner ou donner au chat son bain décénal en même temps.

J comme Jeux en encart : si BM était un gâteau, les jeux en encart en seraient la savoureuse cerise. Proposés avec des pions en dur, dotés d'une esthétique remarquable et abordant des thèmes rarement traités, ils ont tous les atouts pour plaire. Les systèmes de jeu ne sont pas en reste, notamment pour A Week in Hell ( jeu solo ) et The Race for Berlin ( joueurs du même camp mis en concurrence ). En deux mots : jouez-y !

K comme Knock-Out : sentiment éprouvé par nombres de joueurs à la sortie du premier opus de Battles. Voir aussi B comme Bir Hacheim ^^

L comme Luxueux : Battles, c'est aussi une apparence de choix : couvertures accrocheuses, mise en page moderne, photos nombreuses et prises sous des angles peu communs. Même votre femme risque de lâcher son Gala pour feuilleter un moment votre magazine, ce qui n'est pas peu flatteur. Que le chat se couche dessus est par contre sans signification ludique ou esthétique.

M comme Most Wanted : ma rubrique préférée du magazine. Les auteurs viennent y présenter leurs futurs jeux, visuels et commentaires à l'appui. Pousser les gens dépendants à la consommation, ce n'est pas bien. Mais qu'est ce que c'est bon !

N comme Nuts Publishing : la maison d'édition de jeux en cours de montage par O. Revenu et ses compères. Indépendante de Battles, on en attend le plus grand bien au vu des qualités de la revue.

O comme OTAN : la symbolique OTAN est massivement présente sur les pions de BM. On aime ou on n'aime pas, les goûts et les couleurs... Quelque chose me souffle pourtant que les choses pourraient changer avec le jeu Bozeman à venir...

P comme Présentations : analyses et présentations de jeux sont le gros morceau de la revue. Globalement intéressantes et pointues, d'autant qu'on ne lésine pas au besoin sur le nombre de pages attribuées aux chroniqueurs. Ma petite préférence personnelle va aux articles de Ben Hull.

Q comme Quantité : mine de rien, il y a quand même 136 pages bien tassées dans un Battles, exclusivement consacrées aux wargames sur cartes. Le plat est copieux et on y reviendra plusieurs fois pour en venir à bout.

R comme Revenu : O. Revenu est le maître d'orchestre de Battles doublé d'un graphiste de talent. On dit merci !

S comme Scénarii : comme nombre de revues, BM propose des scénarii supplémentaires pour quelques uns des systèmes tactiques les plus populaires. Sans doute pas l'aspect le plus original du magazine, mais qui fait sûrement des heureux chez les pratiquants des jeux suivis.

T comme Travail : on réalise avec peine la somme de travail nécessaire à la sortie de chaque nouveau numéro, surtout quand on sait que le magazine est indépendant. On dit merci une fois de plus !

U comme Universel : si la revue est bien française, son contenu est intégralement publié dans la langue de Shaekspeare. Un choix de bon sens lorsqu'on voit que la grande masse des wargamers est anglophone.

V comme Vae Victis : l'autre revue française parlant ( entre autres choses ) de wargame. Fut elle aussi novatrice, mais au siècle précédent. Passée entre autres déceptions aux mini-jeux sans envergure ( à l'exception peut-être de la série en devenir inaugurée par Bull run ), la nouvelle formule ne soutient clairement pas la comparaison, sinon par la qualité de ses analyses de fond. Une communication hautaine et agressive n'arrange généralement pas les choses... En quelques mots, VV est aujourd'hui à Battles ce qu'un ( bon ) break familial est à une voiture de sport.

W comme Warfare Affair : autre rubrique de grand intérêt, qui nous entraîne dans les méandres et les limites des jeux de simulation. On en redemande.

X comme ... : il fallait bien que je sèche sur une lettre, celle-là même qui enflamme habituellement les imaginations... Veni vidi et pas vici...

Y comme Yacht : le Yacht "Noisette 1", vraisemblablement financé par le succès de Battles, est la dernière position connue d'O. Revenu, au large des Bahamas. Expliquerait aussi les retards de livraison du magazine, liés à l'expérimentation de la technique dite de la bouteille à la mer.

Z comme Zoulous : les grands absents de Battles pour l'heure. Dangereux positionnement lorsqu'on connaît la puissance du lobby pro-zoulous dans le monde du wargame.